MURMURES DE LA REDEMPTION

Se perdre dans ses yeux était ce qu’elle préférait au début de leur relation. Elle aimait enfouir son regard dans le sien. C’était le seul endroit où elle se trouvait en sécurité. 

Ce regard perçant qui la déshabillait,  illuminait tous ses défauts pour mieux les envelopper  dans une étreinte d’un amour passionnel et inconditionnel. Elle ne voulait pas le quitter rien qu’une seconde  et refaire face de nouveau à cette triste réalité qu’elle avait connu. C’était son refuge, son miroir, le reflet de son âme. Elle se voyait comme elle était vraiment à travers ses beaux yeux d’un bleu clair comme l’eau de roche. Elle se voyait belle, pure, aimée. les choses qu’elle n’avait jamais ressenties auparavant prenaient vie grâce à son regard. 

Mais au « oui je le veux » tout cela avait disparu comme un rêve égaré. Marc avait cessé de la regarder, ses démons douloureux avaient pris le contrôle sur ses sentiments et lui avait fait vivre les pires atrocités. Cet havre de paix s’était transformé en un champ de bataille où ils se livraient une guerre sans merci. 

Les munitions dans son fusil épuisées, Maria comprit qu’il fallait qu’elle retombe dans les bras de son premier amour. Ce Dieu qu’elle avait abandonné quand la vie lui avait sourit. Il fallait qu’elle fléchisse les genoux pour pouvoir  enfin jouir des promesses qui lui avait faites à ses quatorze ans.

Le verset qui illustre cette histoire est Osée 2:10-15 « Elle n’a pas reconnu que c’était moi qui lui donnais le blé, le moût et l’huile; et l’on a consacré au service de Baal l’argent et l’or que je lui prodiguais… C’est pourquoi je reprendrai mon blé en son temps et mon moût dans sa saison… Je ferai cesser toute sa joie… Je ravagerai ses vignes et ses figuiers, dont elle disait: C’est le salaire que m’ont donné mes amants!… C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son coeur. Là, je lui donnerai ses vignes et la vallée d’Acor, comme une porte d’espérance, et là, elle chantera comme au temps de sa jeunesse, et comme au jour où elle remonta du pays d’Égypte. »