Comment Sarah inspire les femmes modernes : foi et soutien
Ces derniers temps, dans mon étude biblique, j’ai décidé de me concentrer sur les personnages. Parce que pour moi, la Bible n’est pas un simple livre. C’est une école. Une école pour devenir comme Jésus. Une école pour devenir la femme que Dieu a créée. Une école pour saisir mes bénédictions.
Alors, après avoir médité sur la vie d’Ève (tu peux lire l’article ici si ce n’est pas encore fait), j’aimerais que nous explorions ensemble l’histoire de Sarah. Et si à travers elle, nous découvrions comment devenir la femme, l’épouse, la mère que Dieu attend de nous ?
Mais qui est Sarah ?
C’est dans Genèse 12 que Sarah apparaît pour la première fois, sous le nom de Saraï. Elle est à la fois l’épouse et la demi-sœur d’Abram, qui deviendra plus tard Abraham. D’après le texte biblique, c’est une femme d’une grande beauté. Une beauté si marquante qu’elle deviendra à la fois une source de bénédiction pour son mari… et un sujet de trouble pour ceux qui croiseront leur route.
Mais laissons de côté cette introduction. Et concentrons-nous sur ce que la Parole nous enseigne à travers cette femme appelée la mère d’une multitude.
1. Une femme soumise, qui soutient son époux dans sa mission
Le monde moderne pousse les femmes à vouloir « l’égalité » avec l’homme. Mais l’Écriture nous enseigne un autre langage.
« Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur. » (Éphésiens 5:22)
Pas parce que la femme serait inférieure, mais parce qu’un foyer ne peut avoir deux têtes. Dieu a établi une structure d’ordre, et c’est l’homme qu’Il a choisi comme chef de famille.
Et Sarah l’avait compris.
Lorsqu’Abraham lui dit peut-être un soir :
« Saraï, Dieu m’a parlé. Il m’a dit de quitter notre maison, de partir vers une terre qu’Il nous montrera. Là-bas, Il fera de nous un grand peuple. Il me bénira. Il rendra mon nom célèbre… »
Elle aurait pu répondre :
« Pourquoi ton Dieu ne nous bénit-il pas ici ? Pourquoi ne nous donne-t-il pas des enfants maintenant ? »
Mais elle n’a rien dit de tout cela.
Elle a fait confiance à son mari.
Et au Dieu de son mari.
Elle a quitté son pays, sa famille, tout ce qu’elle connaissait, pour soutenir l’appel d’un homme qu’elle aimait. Et Abraham, tout au long de ce voyage, a été béni grâce à elle.
« Celui qui trouve une femme trouve le bonheur. » (Proverbes 18:22)
Sarah en était l’illustration parfaite.
Première leçon
Sois une épouse soumise. Une épouse qui soutient son mari dans ses projets. Une épouse qui ne l’humilie jamais en public.
Je t’entends déjà me dire :
Et si mon mari n’est pas chrétien ? Et s’il n’est pas un bon mari ?
La soumission ne dépend ni de la foi de ton mari, ni de sa qualité d’époux. Elle dépend de ton amour pour Dieu. De ton désir de faire Sa volonté.
Et parfois, c’est justement par ta soumission que Dieu transformera le cœur du mari le plus dur.
Et si ses projets contredisent les miens ? Dois-je me sacrifier ?
Voici ce que je crois : Dieu ne met pas deux personnes ensemble pour les diviser.
Il peut vous donner une mission commune, comme Adam et Ève.
Ou deux missions complémentaires, comme Abraham et Sarah.
Mais jamais Il ne t’unira à un homme dont le chemin t’écrase ou t’efface.
C’est pourquoi je le dis souvent :
Avant de te marier, assure-toi d’avoir le Oui de Dieu.
Pas Son oui permissif. Mais Son Oui parfait.
2. Faire confiance à Dieu, même quand tout semble perdu
Pendant des années, Sarah a marché dans la foi.
Mais plus les années passaient, plus l’attente devenait lourde.
Et un jour, elle a douté. Elle a faibli. Elle a pris les choses en main.
Elle a dit à Abraham :
« Prends ma servante. Aie un enfant avec elle. »
Mais ce n’était pas le plan de Dieu.
Voici une vérité que Sarah avait oubliée :
Dieu est un Dieu de promesse. Mais Son temps n’est pas le nôtre.
Il peut te dire ce qu’Il fera. Mais Il ne te dira pas toujours par quels chemins tordus tu devras passer.
Quand Dieu promet à Abraham une descendance, il a 70 ans.
Et ce n’est qu’à 100 ans qu’Isaac naîtra.
Trente ans.
Trente longues années de silence, d’attente, de doutes…
Et Sarah a cédé.
Mais Dieu n’a pas changé.
Et toi aussi, femme de Dieu, tu dois apprendre à croire encore quand tout semble brisé.
Quand tu passes par le feu,
Quand la tempête gronde,
Quand le ciel se tait,
Tiens bon.
Dieu ne t’abandonnera pas.
Il peut se lever à la dernière minute, quand tu penseras que tout est fini.
Et c’est dans cette tempête que tu verras qui Il est vraiment.
3. Être une femme de prière
J’aime à penser que si Sarah a perdu la foi, c’est peut-être parce qu’elle n’avait pas de relation personnelle avec Dieu.
Elle se reposait sur la foi de son mari.
Et combien de femmes aujourd’hui font la même erreur ?
Tu cherches un homme qui aime Dieu — et c’est très bien.
Mais ce que Dieu veut, c’est une femme qui L’aime aussi.
Il y a des moments où même un homme rempli de foi peut flancher.
Et dans ces moments-là, il a besoin d’une femme qui se lève dans l’intercession, qui se tient dans la brèche.
Abraham, à un moment, avait perdu espoir. Il savait que son corps était vieux. Il voyait Sarah vieillir.
Il aurait eu besoin d’une femme qui lui dise :
« Non, Dieu l’a dit. Il l’accomplira. Ce n’est pas un homme pour mentir. Il ne nous a pas amenés ici pour nous abandonner. »
Mais Sarah lui a dit :
« Prends Hagar. »
Et Abraham, par amour pour elle, a cédé.
Sois cette femme qui prie.
Sois cette femme qui soutient son mari physiquement, spirituellement, mentalement.
Sois cette femme qui connaît la voix de Dieu pour elle-même.
4. Une femme reconnaissante
Quand Dieu a dit à Sarah, à l’âge de 89 ans, qu’elle allait enfin porter un fils, elle a ri.
Pas un rire de joie.
Un rire de doute.
Mais Dieu n’a pas été offensé.
Il a relevé le défi.
Et l’année suivante, Isaac est né.
Et cette même Sarah qui avait douté,
cette femme qui avait pris de mauvaises décisions,
a su se relever.
Elle a loué Dieu.
Elle a reconnu Sa fidélité.
Elle a témoigné.
Être une femme chrétienne, ce n’est pas être parfaite.
C’est savoir se relever quand on tombe.
C’est louer Dieu même après l’échec.
C’est témoigner — non pas de notre force, mais de Sa grâce.
Ne te cache pas de ton passé.
Dieu t’aime au-delà de tes doutes.
Au-delà de tes erreurs.
Et Il t’utilisera malgré tout.
Conclusion
Être une femme chrétienne, ce n’est pas simplement suivre un modèle.
C’est être :
- Une femme soumise à son époux, mais guidée par Dieu
- Une femme de foi, même dans la tempête
- Une femme de prière, même quand tout semble flou
- Une femme reconnaissante, même après l’échec
- Une femme qui connaît sa mission, et qui soutient celle de son mari
Dieu ne t’a pas créée pour être une figurante dans ta propre histoire.
Il t’a créée pour porter la promesse.
Comme Sarah.
