La foi sans les actes est morte : quand Dieu t’attend là où tu refuses d’aller

Il y a des saisons où la prière ne suffit plus.
Des moments où Dieu nous pousse à faire un pas, à transformer nos genoux pliés en jambes prêtes à marcher.
C’est ce qu’a vécu Emmy, une femme de foi, passionnée, fatiguée d’attendre… jusqu’à ce qu’elle découvre que Dieu l’attendait ailleurs : dans le mouvement.

1. Une foi sincère, mais une vie bloquée

Emmy était cette fille qui croyait en Dieu.
Cette fille qui priait, qui jeûnait, mais qui, depuis dix ans, vivait dans une souffrance atroce.
La Bible qu’elle lisait lui disait une chose, mais la vie qu’elle vivait lui disait une autre.
Et elle ne savait plus croire.

Elle avait fait des études de journalisme avec brio et avait terminé major de sa promotion.
Mais aucun journal ne voulait l’embaucher.
Toutes les chaînes de télévision lui claquaient la porte au nez.

Si seulement ce n’était que sa vie professionnelle…
Mais sa vie personnelle aussi semblait fermée.
Ses amies se mariaient, fondaient une famille.
Et du haut de ses trente-deux ans, Emmy n’était que la tata sympa.

Chaque nuit, elle pleurait. Chaque jour, elle priait.

— Seigneur, où es-Tu ? disait-elle, les genoux au sol, les yeux embués de larmes.
Ta Parole dit : “Demandez et l’on vous donnera, afin que votre joie soit parfaite.”
Ceux qui mettent leur confiance en Toi ne sont pas déçus.

Elle se tut un instant.
Dirigea ses yeux vers le ciel, inspira profondément, avant de s’asseoir sur son lit et de murmurer, les yeux baissés :

— Es-Tu un menteur, Seigneur ? Dix ans… Dix ans que je prie, que je T’attends, que je mets ma confiance en Toi. Pas un travail. Pas une famille à moi. Comment puis-je encore croire en Toi ?

Elle ne dit pas amen après cette prière. Elle était simplement fatiguée de prier. Elle se leva juste. Prit son ordinateur et partit s’asseoir sur son canapé.

2. Le songe oublié

En ouvrant son ordinateur, elle tomba sur un ancien document : un songe qu’elle avait écrit, un jour où elle avait senti le Saint-Esprit lui souffler de le noter.

Dans ce rêve, c’était le jour de son mariage.
Alors qu’elle se préparait, elle recevait une lettre d’amour de son futur époux.
Mais dans cette lettre, il écrivait :

“Nahla, j’ai hâte de faire de toi mon épouse.”

Il l’avait appelée Nahla, et non Emmy.

Pourquoi Nahla ?
Elle ne comprenait pas.

Elle avait alors cherché la signification de ce prénom, et avait découvert qu’il voulait dire : « celle qui donne à boire ».
Mais malgré cette signification, Emmy ne comprenait toujours pas pourquoi, dans ce songe, on l’appelait par ce nom.

Elle ferma le document et resta un instant silencieuse, le regard vide.

3. Le conseil d’une mère

Sa mère, infirmière de nuit, entra dans la pièce et regarda sa fille, qui semblait plus abattue que jamais.
Elle vint s’asseoir à côté d’elle.

— Ça va, Emmy ?
— Oui, ça va. J’ai trente-deux ans, je vis encore chez ma mère. Oui, tout va bien, répondit-elle avec sarcasme.

Sa mère s’approcha, baisa ses cheveux.
— Tu sais, il y a pire. Beaucoup, en plus d’être au chômage, sont à la rue. Tu devrais être reconnaissante : je suis en vie, je travaille, et je peux t’héberger, t’aider à rembourser ton prêt étudiant.

Emmy soupira.
— Je sais… mais je suis juste fatiguée de ne pas vivre de ma passion. Pourquoi ai-je fait toutes ces études, si c’est pour faire de petits boulots par-ci, par-là ?

— Tu veux être journaliste, non ? Pourquoi ne crées-tu pas ton propre espace ? Un blog, un podcast ? Qui sait ? Peut-être que c’est là que Dieu t’attend.

— J’y ai pensé. J’y pense tous les jours. Mais j’ai peur d’être déçue encore une fois. Et si ça ne marchait pas ? Et puis… qui va m’écouter ?

Sa mère la regarda tendrement.
— Et si ça marchait ? Et si c’était Dieu qui avait déposé ces idées dans ton cœur, en réponse à tes prières ? Et si c’était là-bas qu’Il t’attendait ? Si j’étais toi, je le ferais. Dieu ne t’a pas donné un esprit de peur ni de doute, Emmy, mais un esprit de courage. Et si tu échoues, tant pis. Mais il vaut mieux échouer en essayant que regretter de ne rien avoir tenté.

Sa mère se leva, caressa sa main et partit, laissant Emmy seule avec ces mots qui résonnaient dans sa tête.

4. Le pas de foi

Une semaine plus tard, Emmy prit son courage à deux mains.
Elle se lança dans cette aventure.

Elle créa son blog, ses réseaux sociaux, son podcast.
En un mois, quinze mille abonnés.
En six mois, quatre cent mille.

Et un jour, elle reçut un message d’un jeune journaliste :

“J’aime beaucoup ton travail. Si tu veux, on pourrait prendre un café ?”

Ils se virent. Puis se revirent.


Et un an après le lancement de son podcast, la vie d’Emmy avait complètement changé.

Elle avait enfin créé son propre journal, sa propre voix.
Et ce jour-là, elle se tenait devant une église, en robe blanche, prête à dire oui à ce jeune homme.

Et là, au milieu de sa joie, elle se souvint du songe.
Nahla. Celle qui donne à boire.
Elle comprit enfin.


En partageant, ses mots, son histoire, elle avait désaltéré les autres et Dieu, dans Sa fidélité, avait désaltéré son âme.


Mais elle comprit aussi autre chose : dans ce rêve, son futur époux l’appelait Nahla parce qu’il ne devait la rencontrer que dans ce lieu d’obéissance, là où elle oserait enfin se lever et agir.


Son mari ne se trouvait pas dans son attente, mais dans son mouvement.
Dieu l’avait caché là où Sa promesse prend vie : au milieu de son appel, dans l’espace qu’elle n’aurait jamais connu sans foi.

5. La révélation

Oui, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu.
Mais sans les actes, notre foi, nos prières, ne servent à rien.

La prière ouvre le ciel, mais l’action ouvre la porte.

Et toi ?
Quelle est cette promesse que tu attends depuis des années ?
Quel rêve te hante, quel désir t’empêche de dormir ?
Et si Dieu t’attendait déjà, là où toi, tu refuses de partir par peur de l’échec ?

Quelle est cette promesse que tu attends depuis des années ?
Quel rêve te hante, quel désir t’empêche de dormir ?
Et si Dieu t’attendait déjà — là où toi, tu refuses encore d’aller ?

Dieu aurait pu donner un fils à Abraham à Ur, mais Il l’a fait après qu’il ait osé partir vers la terre promise.
Et toi… où Dieu t’attend-il vraiment ?

Peut-être pas dans tes genoux pliés, mais dans tes pas hésitants.

Il vaut mieux échouer parce qu’on a essayé,
que d’échouer parce qu’on n’a rien fait.


Et si tu osais aujourd’hui ?

Et si ta prière d’hier attendait ton action d’aujourd’hui ?

Écris dans ton journal le rêve que tu repousses depuis trop longtemps,
et demande à Dieu de t’aider à faire ce premier pas.

Pour aller plus loin dans ta marche de foi :

Comment reconnaître quand Dieu te dit : c’est à toi d’agir

5 signes que Dieu te pousse à agir : reconnaître la saison du passage à l’action

As-tu reconnu ta saison ?

Découvre en quelques questions si Dieu t’appelle à prier, attendre ou passer à l’action.

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