Bonnes Nouvelles… selon Saint Luc
“ Voici, je fais une chose nouvelle,elle est déjà en germe, ne la reconnaissez-vous pas ?”
(Ésaïe 43:19)
Vie spirituelle
Un nouveau départ intérieur
Janvier arrive souvent avec beaucoup d’attentes. Une nouvelle année commence, et avec elle l’envie de repartir à zéro. On se souhaite le meilleur, on se promet que cette fois, ce sera différent.
Très vite, la même question revient : qu’est-ce que tu as prévu pour cette année ? Alors on parle de résolutions. Elles sont sincères, portées par un vrai désir de changement. Et pourtant, nous le savons tous, l’élan finit souvent par retomber.
Mais pour nous, chrétiens, le mois de janvier ne commence pas seulement avec une page blanche. Il commence après un temps fort : Noël. Pendant des semaines, nous avons attendu. Et Dieu a répondu. Le Christ est venu. Il est là, au milieu de nous.
« Demeurez en moi, comme moi en vous. »
Jean 15,4
Cette année, le défi est simple et profond : installer Dieu dans le quotidien, sans performance. Quelques minutes par jour, des gestes modestes, une fidélité discrète.
« Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Matthieu 18,20
Vivre sa foi ne se fait pas seul. Ce mois-ci, le défi est aussi d’oser la vie communautaire, chacun à sa mesure.
Vie de la paroisse
En 2025, Saint-Luc a lancé le premier dîner convivial
Un premier pas pour faire de l’église un foyer brûlant, au cœur de Villejean, là où les étudiants ont tant besoin d’accueil, de présence et de fraternité.
À Saint-Luc, le début de l’année ne se marque pas par de grandes annonces, mais par un premier pas concret. Un geste simple, posé dans la durée, pour rejoindre les étudiants du quartier là où ils sont et répondre à ce qu’ils vivent réellement.
C’est dans cet esprit que s’inscrit le projet porté par le père Loïc, aumônier des étudiants de Villejean et vicaire à Saint-Luc. Depuis 2024, ce projet a pris forme dans le temps, à travers l’écoute, la rencontre et l’attention portée à la réalité des étudiants du quartier.
TÉMOIGNAGE
Programme du mois de janvier
Le mois de janvier marque un temps de reprise et de nouveaux départs. Après les célébrations de Noël, la paroisse de Saint-Luc propose plusieurs rendez-vous pour continuer à avancer dans la foi, nourrir la vie communautaire et approfondir la relation au Christ.
Ce mois est notamment marqué par le lancement du Parcours Alpha, une invitation à prendre du temps pour se poser, poser ses questions et cheminer ensemble, ainsi que par les propositions habituelles de la paroisse (temps de prière, célébrations, rencontres fraternelles).
Chacun est invité à y trouver sa place, selon son rythme et sa disponibilité.
Saint Jean Bosco · 31 janvier
En ce mois de janvier, l’Église nous présente l’exemple de saint Jean Bosco, fêté le 31 janvier. Janvier nous appelle au renouveau, et Jean Bosco en est un témoin lumineux : enfant pauvre, sans avenir tracé, il a laissé la lumière de Dieu transformer sa vie pas à pas, jusqu’à devenir un guide et un père pour des milliers de jeunes.
Il nous rappelle que la vraie nouveauté ne vient pas d’un changement soudain ou spectaculaire, mais d’un cœur qui se laisse conduire, qui recommence, qui avance chaque jour. Sa force n’était pas dans les grandes démonstrations, mais dans une bonté patiente, une confiance indéfectible, une fidélité qui grandit dans l’ordinaire.
C’est pour cela qu’il est une belle figure pour commencer cette nouvelle année. À travers lui, nous apprenons que Dieu peut faire naître un renouveau profond dans une vie simple, et qu’Il peut accomplir de grandes choses à partir d’un cœur qui se laisse éclairer.
Pour découvrir davantage la vie et l’œuvre de saint Jean Bosco, nous t’invitons à écouter cette méditation .
Gaëtan
« Dieu n’appelle pas dans la précipitation, mais dans la fidélité. »
Séminariste
« Dieu n’appelle pas dans la précipitation, mais dans la fidélité. »
Gaëtan parle avec simplicité, et pourtant, tout en lui dit quelque chose de profond : la paix de celui qui avance à sa place.
Né dans une famille, Gaëtan porte depuis l’enfance un désir discret mais tenace : donner toute sa vie à Dieu. Il ne saurait dire quand cet appel a commencé. Il sait seulement qu’il a toujours été là. Un désir qui ne s’est jamais imposé par la force, mais qui est resté fidèle, même quand la vie prenait d’autres chemins.
Lors d’une d’une retraite enfant, un prêtre invite les enfants qui sentent peut-être un appel à le confier à la Vierge Marie. Elle, qui a connu à la fois la consécration totale à Dieu et la vie ordinaire, saurait les guider.
En rentrant chez lui, Gaëtan se met à genoux et fait cette prière, simple :
« Seigneur, par Marie, je te confie ma vie.
Je te confie ce désir que j’ai de te donner toute ma vie.
Maintenant, c’est toi qui t’en occupes. »
Les années passent. L’adolescence, les études, les amitiés. L’appel ne disparaît pas, mais il se fait plus discret. Jusqu’au jour où une question revient avec force, une question qui deviendra centrale dans son discernement : qu’est-ce qui met vraiment le plus de joie dans mon cœur ?
La réponse est évidente, mais Gaëtan s’engage dans des études de médecine, qu’il mènera jusqu’au bout. Le contact avec les patients, la maladie, la souffrance humaine l’interroge profondément. Mais loin de l’éloigner de Dieu, cette confrontation affine sa foi. Gaëtan dira que cette expérience lui a fait comprendre ce que Paul Claudel a formulé avec justesse :
« Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, il n’est pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. »
Durant toutes ces années, il est accompagné spirituellement. Chaque été, une retraite. Et toujours cette même disponibilité, qu’il remet devant Dieu :
« Seigneur, si tu m’appelles maintenant, je suis prêt. »
Une figure l’accompagne particulièrement : Jésus à Nazareth. Trente années de vie cachée, de travail, de relations simples. Pour Gaëtan, ce temps de Nazareth éclaire profondément son propre chemin : apprendre un métier, vivre au cœur du monde, se laisser façonner dans l’ordinaire avant de répondre pleinement à l’appel.
Peu à peu, une certitude s’impose chez Gaëtan. La réponse à la question qu’il portait depuis longtemps devient claire : la vraie joie n’est pas ailleurs. Elle est là, dans ce chemin qu’il choisit de suivre.
Cette joie, elle est visible. Lors de l’entretien, elle transparaissait dans ses mots, dans son regard, dans son sourire. Une joie simple, stable, qui ne vient pas de l’enthousiasme passager, mais de la paix de celui qui avance là où il est appelé.
Mais Gaëtan avance avec lucidité. Il sait que ce chemin comporte aussi des fragilités. Il évoque la peur de la solitude. La crainte de se laisser un jour absorber par les responsabilités au point de perdre l’écoute intérieure. Mais ces peurs ne le paralysent pas. Elles l’invitent à rester humble, enraciné dans la prière, attentif à la présence de Dieu.
Aujourd’hui, Gaëtan est séminariste. Le 22 janvier, il vivra une étape importante de son chemin : il sera institué lecteur, recevant officiellement de l’Église la mission de servir la Parole de Dieu. Une étape qui n’est pas un aboutissement, mais une confirmation : il n’avance pas seul. Il est appelé, reconnu et accompagné par l’Église.
Deux versets portent particulièrement son chemin. D’abord cette parole de l’Apocalypse :
« Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. » (Apocalypse 3,20)
Et puis cette promesse de saint Paul :
« L’espérance ne déçoit pas, car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Romains 5,5)
Parmi les saints qui l’accompagnent, Gaëtan évoque souvent Thérèse de l’Enfant Jésus, François d’Assise et François de Sales : des figures de simplicité, de confiance et de sainteté vécue dans le quotidien.
Quand on lui demande ce qu’il dirait aux jeunes qui sentent un appel mais doutent, sa réponse est claire : ne pas rester seul. En parler. Se faire accompagner. Et surtout se souvenir que Dieu ne veut jamais notre malheur, mais notre bonheur. La vraie question n’est pas « qu’est-ce que je perds ? », mais « où est la vraie joie ? »
Ce que Gaëtan souhaite transmettre avant tout, c’est cela : la joie de se savoir aimé(e) par Dieu, gratuitement, même quand on ne le mérite pas.
Peut-être que ce témoignage nous laisse, à chacun, cette question : où se trouve ma vraie joie ?
